A force de ligoter la chair, le jus a exprimé mes marques.
Le solstice d'hiver m'avait pourtant soulevée, tellement haut, tu n'as jamais remarqué.
Tes pieds foulent la terre et écrasent les débris de nos jours heureux, l'expression des faibles. Ils s'ancrent dans une réalité toujours plus plate, tellement ordinaire, résolument prévisible.
Choisir l'excuse de la masse est un péché qu'aucune religion,même celle du mensonge entendu, ne saurait accepter.
La liberté de me détacher de mon honneur, tu me l'as donnée sous les coups, les insultes. Eduquer l'âme par la violence: je n'arrive pas a m'y faire, et pourtant tu me dépeinds juste la vie telle que l'intégralité l'entend.
S'accrocher desesperement ,te justifier parce que je t'aime, c'était impossible de trahir cette perfection.
L'être qui connait une symbiose ne voit plus aucun bourreau, et s'interdit la suspicion.
Plutôt le transformer en psychose, ce sentiment d'horreur.
Oui, je suis folle.
Je gravis les échelons de l'aliénation, ma peur est infondée, les preuves mirages, m'en persuaderont ses mots et la confiance des autres.
Je suis folle, mais a force de travail.
Je serai saine et forte, moins pure mais d'autant plus rélle.
Ma grand mère me verra les bras meurtris, mais ne t' inquiète pas, personne ne saura que ce sont tes mensonges qui sur moi ont fleuris.